Accueil
Nos objectifs
Nos actions
Notre blog
Nous contacter
Adhérer
|
Le diagnostic
sur la fiscalité
|
Introduction
Les taux
Les montants
Le prélèvement fiscal
L'utilisation du prélèvement
fiscal
Les dépenses de fonctionnement
Les dépenses de personnel
Les charges financières
Les provisions
L'investissement
La situation financière
Les
comptes des communes
La chambre régionale des comptes
Notre blog
|
L'endettement
: conséquence inéxorable
du dérapage des dépenses de fonctionnement
La
lettre du Maire de Mai 2006 se voulait rassurante en produisant
un graphique sur l'encours de la dette au 1er janvier
2005
Et
pour "éclairer" l'avenir, le Maire a
présenté au conseil municipal du 7 février
2006 le graphique ci-dessous qui laisse croire que l'endettement
va régulièrement décroitre à
compter de 2006.

Toutefois, ce graphique, comme celui sur les charges d'intérêt,
ne prend en compte que le stock de dettes au 1er janvier
2006 et "oublie" les prévisions d'emprunts
de l'année en cours qui ont été présentées
au conseil municipal le même jour !
En fait, on observe que l'endettement a fortement augmenté
en 2001, 2002 et 2003. Nous en avons déjà
vu les raisons : dérapage des dépense de
fonctionnement, baisse du résultat comptable et
difficulté de financement des investissements.
La chute de l'invetissement combiné à la
nouvelle hausse de la fiscalité en 2004 a permis
de stabiliser l'endettement pour un temps.

L'endettement
a ainsi presque doublé. De plus, le programme d'investissement
2006 - si la commune parvient à le réaliser
- risque de générer de nouvelles dettes.
Le budget primitif 2006 autorise 6,1 millions d'euros
d'emprunts supplémentaires, pour 1,6 millions d'euros
de remboursement d'emprunts en cours, soit une augmentation
de l'endettement de l'ordre de 160 euros par habitant.
Par ailleurs, n'oublions pas l'emprunt de 4,9 millions
d'euros sur le budget annexe du stationnement qui sert
à payer le contentieux.
Ainsi,
l'examen des comptes nous montre que la commune de Nogent
s'enfonce dans l'endettement faute d'avoir su gérer
ses dépenses de fonctionnement, et tout cela malgré
une augmentation de la fiscalité de 60% !
On
peut résumer, avec quelques chiffres fin 2006,
notre constat :
-
Augmentation
de la fiscalité : +37,4 M € dont 25,6 M € au titre
des contributions directes
-
Dérapage
des dépenses de fonctionnement : +30,7 M €
-
Faible
autofinancement des contentieux : 4,1 M € de provisions,
mais 4,9 M € d'emprunt
-
Chute
de l'investissement
-
Doublement
de l'endettement
|